Un Road Trip en Islande

Préambule

Halló tout le monde ! Vous le savez, en septembre, je suis partie dans le pays le plus froid que j’ai fais jusqu’à présent. Cette île qui compte plus de moutons que d’habitants a été pleine de surprises. Pendant 10 jours, on a sillonné la partie Sud et le centre. À la base, Seb devait partir avec 3 amis mais le groupe s’est rapidement agrandit : plus on est de fou, plus on rit. 

Deux teams se sont ainsi retrouvées à l’aéroport de Reykjavik : la team France et la team Suisse, prêtes pour un roadtrip riche en émotions !

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Comment s’organiser ?

L’Islande compte de nombreux spots dispersés sur toute l’île : il est donc important de planifier un maximum le parcours pour minimiser la perte de temps. Des agences de voyages auront déjà des circuits clés en main comme le Golden Circle, mais le désavantage est le nombre exponentiel de touristes qui, pour nous, gâchent l’expérience. Etant tous dans le monde de la photographie, on a pu planifier notre propre parcours en fonction des spots qui circulent sur Instagram. L’idée c’est donc de noter tout ce que vous voulez voir sur une carte et votre itinéraire va se tracer tout seul (même si on a été trop gourmand sur le nombre de spots…). Si vous voulez vraiment kiffer, comptez un ou deux spots par jour, pas plus.

Comme nous sommes partis en septembre, nous avons du affronter des températures froides (variant selon les spots, jusqu’à des -1,-2). Si vous partez à cette période, on vous recommande de prendre des vêtements chauds. Peu importe les saisons, vous allez vivre les quatre saisons tout les jours. Il vente et le temps est souvent pluvieux. Attention aux cascades islandaises, elles ont une puissance époustouflante. On vous conseille de prendre des vêtements waterproofs (surtout le pantalon), ça vous évitera de prendre un bain à l’intérieur de votre jeans. Bien sûr, n’oubliez pas de prendre un appareil photo et un drone si vous en avez un (même si c’est interdit sur certains spots).

On a croisé quelques voyages en backpacks, mais honnêtement avec le temps qu’il fait et la gentillesse qui laisse à désirer des Islandais, vous avez meilleur temps de prendre une valise que vous mettrez dans le coffre de la voiture. On vous propose des alternatives de parcours, mais concrètement on a déjà eu des galères en étant en voiture, alors si vous voulez faire autre chose qu’un road trip, changez de destination. Ce pays est unique, inégalable, mais aussi très hostile à certains niveaux, j’y reviens un peu plus tard. Pensez d’ailleurs à prendre une carte quand vous arrivez à l’aéroport car presque rien n’est indiqué.

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Comment s’y rendre ?

Le seul moyen de se rendre en Islande, comme c’est une île, reste de prendre l’avion.

Comptez environ 3 heures depuis la France. Je voyais cette destination beaucoup plus lointaine, mais on arrive plus vite au froid de l’Islande qu’à la chaleur de la Grèce.

C’est l’Europe: pas besoin de VISA ni de passeport, une simple carte d’identité suffit.

Pour la Team France, on a fais Paris Orly > Reykjavik avec Transavia.

Pour la Team Suisse ils ont fait Genève > Reykjavik avec Easyjet.

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Comment s’y déplacer ?

La voiture :
C’est le meilleur moyen de transport pour vous déplacer le long des magnifiques routes islandaises (qui par contre sont presque toutes limitées à 80km/h). Nous avons pris deux voitures pour neuf personnes, un Nissan Quashquai et un Nissan Quashquai XTrail. Après réflexion, trois 4×4 auraient été plus pratiques – merci le matériel de photographe et les rivières à traverser. Faites attention aux radars. On a eu de la chance, personne n’a été contrôlé, mais si vous dépassez même d’un kilomètre par heure, l’amende sera salée. Les Islandais tiennent à leurs paysages et il ne faut pas rouler trop vite pour ne pas trop polluer l’atmosphère, même s’ils ont tous des gros 4×4. Si vous vous y prenez assez tôt, les agences de locations offrent de bons prix et vous permettront de vous déplacer à votre guise entre les spots qui sont en général assez éloignés les uns des autres, mais ça reste un poste budgétaire plus élevé que dans les autres pays européens.

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Le train :
Il n’y a malheureusement pas de train en Islande, le terrain ne permet pas la construction.

Le bus :
Il existe un important réseau de bus. Plusieurs compagnies sont présentes dans toutes les régions, le centre y compris.
Nous n’avons pas pris ce moyen de transport donc on ne peut pas vous indiquer les tarifs, ni la facilité ou non à trouver son chemin.

L’avion:
Couramment utilisée par les islandais, cette dernière alternative permet de se déplacer dans les différents petits aérodromes. Deux compagnies font la liaison entre les principales villes. Pratique si vous avez le temps de faire le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest.

Le bateau :
Plusieurs ferry desservent le périmètre de l’île. Vous avez d’ailleurs de toutes petites îles au Sud de Reykjavik. J’aurais adoré les faire, mais on a manqué de temps.

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Quel itinéraire ?

Dans cet article, nous ne parlerons que de la partie Sud.

Voici un itinéraire possible sur 8 jours pour ceux qui décideront de prendre la voiture et qui n’auront pas peur de s’aventurer à l’intérieur des terres.

Jour 1 :
Kirkjufell : si vous restez dans les environs, on vous recommande de faire le lever de soleil à cette montagne emblématique. Les couleurs des premières lumières et la tranquillité à ce spot très prisé des touristes en journée justifient l’heure de sommeil en moins. Si vous n’êtes pas fan des montagnes, vous pouvez enlever ce spot un peu plus éloigné de tous les autres.

Jour 2 :
Bruarfoss : certains américains l’appellent la cascade « Powerade ». Rien d’étonnant quand on arrive à cette cascade au bleu éclatant. S’il pleut, le sentier au départ du parking est particulièrement boueux (basket blanches et tongs à éviter) mais vous arriverez à la première plus petite chute. On vous conseille de prendre votre courage à deux mains et de continuer le chemin pour arriver au coeur même de la cascade.

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Jour 3 :
Kerlingarfjöll : on arrive au centre de l’île avec ses paysages dignes d’un décors martien. C’est probablement le spot où on a eu le plus froid mais en même temps celui qui est le plus époustouflant à mon goût. Pour y accéder, on doit emprunter les fameuses F Road qui nécessitent un 4×4 et qui ne peuvent être empruntées en hiver. Les geysers et ces énormes collines oranges, couvertes de glaces au sommet, font de Kerlkingarfjöll un arrêt obligatoire si vous pouvez vous le permettre.

Jour 4 :
Hàifoss : en un jour, on a eu la chance de vivre deux saisons. La neige le matin et la pluie fine l’après-midi nous ont offert deux décors différents. Ce spot regroupe plusieurs cascades que l’on peut admirer au bord du canyon. Le coucher de soleil colore l’horizon d’une belle lueur si la vue des cascades devient monotone.

Ljótipollur : on a rarement eu une météo défavorable en Islande. Malheureusement, pour quelques spots dans les hautes terres comme celui-là, la neige est tombée. Habituellement, le lac offre une belle réflection. On peut grimper 10 min sur la colline pour avoir un large panorama, dévoilant de nombreux lacs bleus, des immenses cratères et des montagnes aux couleurs vertes pétantes.

Landmannalauggar : pour une grande partie du groupe, c’est la région qui nous a le plus séduit. Les paysages sont dépaysants. Loin des routes goudronnées, uniquement accessible en 4×4 via les F roads, on a la sensation d’être seul au monde. La poudre volcanique et les cratères nous donnent l’impression d’être sur la lune ! Si vous avez un drone, on vous conseille de le faire décoller pour survoler les immenses streams (rivières) qui sillonnent ces immenses paysages lunatiques.

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Jour 5 :
Seljalandfoss : on arrive à une des cascades les plus connues d’Islande. La particularité de ce spot est de pouvoir marcher derrière le rideau d’eau qui mesure 60 mètres de haut !

Dyrhólaey : cette petite péninsule est le point le plus au sud de l’île. Arrivé au sommet, on a une vue imprenable sur l’océan mais aussi sur la fameuse plage de sable noir.

Reynisfjara : en descendant un peu, la ballade sur le sable noir et ces blocs de rochers dressés sur l’eau font de ce spot un détour à ne pas manquer.

Sólheimasandur Plane Wreck : c’est sans doute l’avion écrasé le plus connu du monde ! Avec une petite marche de 45 minutes, on se retrouve en face d’un DC-3 de la marine américaine. Echoué en 1973, cette épave est très prisée des touristes. Pour profiter d’un peu de tranquillité, on vous recommande de rester pour le coucher de soleil.

Jour 6 :
Skógafoss : Pour 60 mètres de haut et 25 mètres de large, son rideau est époustouflant. Son débit d’eau alimenté par la fonte des calottes glacières vous trempera jusqu’à l’os si vous vous approchez trop près. Selon la légende, un enfant aurait trouvé un trésor laissé par un viking derrière la cascade. C’est aussi là qu’on a pu profiter de notre toute première aurore boréale pour certains du groupe. C’était une expérience unique, qu’on ne peut pas voir en France ou en Suisse. Bien que la période des aurores boréales est à son apogée plus tard, on a quand même pu photographier plusieurs passages de ce magnifique phénomème et profiter avec nos propres yeux d’un ciel teinté de vert.

Seljavallalaug : Une des caractéristiques de l’Islande est qu’elle regorge de sources d’eau chaude. A côté de l’une des cascades les plus connues d’Islande (Skogafoss), cette piscine cachée vous donnera un petit moment détente, au chaud entre deux cascades. Plantée au milieu de deux montagnes, la vue n’est pas moins agréable.

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Jour 7 :
On s’est offert une petite pause pour encaisser tout ce qu’on a vu, nos maladies (surtout du rhume) et aussi à cause du temps pluvieux…

Jour 8 :
Skaftafellsjökull : l’Islande appelée la terre de feu et de glace, il n’est ainsi pas étonnant d’y contempler des glaciers. Il s’agit de la plus grande calotte glacière d’Europe et quel spectacle ! Les mini-icebergs nous propulsent directement en Antarctique.   

Diamond Beach : toujours dans cet esprit de glace, cette plage au sable noir a la particularité d’être incrustée de blocs de glaces échoués.

Jökulsárlón : c’est l’un des lagons de glace les plus connus d’Islande et pour cause : ses énormes blocs de glaces qui, comme Skaftafellsjökull, vous enverra tout droit au pôle Nord. Avec une profondeur maximale de 248 mètres, c’est le lac le plus profond d’Islande. Avec un peu de chance, on peut y apercevoir des phoques.

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Jour 9 :
Le phares de Hvalnes : difficile de passer à côté de ce phare aux couleurs orangées. Si l’envie vous prends de le visiter, on vous recommande de bien visser votre chapeau ou votre casquette : ça vente ! La vue sur la plage avec la chaîne de montagne est à couper le souffle.

Jour 10 :
Fjaðrárgljúfur : aussi imprononçable que magnifique, ce canyon de 1,3 kilomètres de long haut de 100 mètres a été creusé par la fonte glacière formée il y a plus de 9000 ans. Malgré le nombre de touristes, ce spot vaut vraiment le détour. Petit conseil : essayer de vous y rendre au lever de soleil pour profiter d’un peu de calme tout en admirant les tons orangés.

Reykjavik : on termine par notre point de départ : la capitale Islandaise. Loin des paysages désertiques, des cascades ou des glaciers, on y trouve de jolies ruelles au centre ville aux allures de San Francisco et une impressionnante église.

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Où dormir ?

Les Airbnb ont été notre choix privilégié pour nous reposer. Surtout pour les tarifs qui, même s’ils sont relativement élevés, nous ont permis d’économiser sur notre budget.

A certains endroits comme vers Haìfoss ou dans les hautes terres, il n’y a pas d’autres choix que de prendre un hôtel. On a du ainsi dormir au Volcano Huts et au Highland Center Hrauneyjar.

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Où boire et manger ?

Tout comme les hôtels, les prix islandais sont relativement élevés. On a ainsi généralement pris des repas achetés préalablement aux magasins, pour les déguster en route ou les préparer dans les Airbnb. Amateurs d’alcool attention, les prix sont plus élevés que chez nous. Notre conseil pour vous hydrater : profitez du duty free à l’aéroport pour faire votre stock de boissons alcoolisées, avec modération bien sûr.

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Quel budget ?

Un des côtés positifs en Islande est la gratuité des activités : tout les spots naturels sont gratuits à l’exception de certaines sources d’eau chaude comme le Blue Lagoon (qui est intéressant à faire !).

Sinon pour le reste, il va falloir mettre la main au portefeuille…

Transport pour y aller :
300€ par personne en prenant les billets 3 mois en avance et sur une compagnie low-cost

Transport sur place :
150€ par personne en prenant des 4×4 pour faire les F Road que l’on a partagé par 9. Si vous êtes en couple, ça va vous coûter plus cher. Comptez 90€ le plein d’essence, mais il n’y a pas de péage dans ce pays :)

Hébergement :
40€ par nuit et par personne en dormant dans des dortoirs et des Airbnb partagés par 9. Si vous êtes un couple et que vous avez envie de vous faire plaisir comptez 150€ par nuit par personne.

Restauration :
12€ par repas par personne en ne mangeant que dans des stations services. On s’est fait un ou deux plaisirs avec une pizzas à 25€ et un plat de pâtes à 27€.

Pour une dizaine de jours, avec le voyage qu’on a fait, on a dépensé environ 1 500€ par personne.

Comptez le triple pour avoir un voyage de rêve.

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Un autre itinéraire ? 

Il est possible de faire le tour de l’île en 8 jours mais le dilemme reste le même : profiter des spots ou tracer la route ? Dans notre cas, on a préféré profiter du moment présent, sans être sous le stress de la montre tout en visitant chaque jour un voir plusieurs joyaux de l’Islande. On vous conseille ainsi de faire une partie de l’île : le Sud ou le Nord en une semaine. Pour les plus chanceux qui peuvent se permettre de vous y rendre 2 semaines, la question ne se pose pas tant l’Islande regorge de trésors éparpillés aux 4 coins de la carte. Le centre quant à lui n’est pas accessible en hiver, les F Road étant généralement ouvertes qu’à partir de début juin.

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