Skateuse Râleuse

On se retrouve pour le dernier look de cette année 2016… La semaine prochaine, il sera temps de tirer les conclusions qui s’imposent, autant bonnes, que moins bonnes ! Je sais juste qu’elle est passée à une vitesse, mais tellement folle. Bref, je garde le mystère pour la semaine prochaine. Je viens tout juste de rentrer de Madrid et je vous réserve le début d’année sur ça. Aujourd’hui, nous allons donc aborder un autre sujet : le passage des 25 ans, avec cette envie de vivre chaque instant ;)

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La Catherinette en moi…

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Et oui, après avoir lâché un peu – beaucoup – mes émotions de la semaine dernière, ça va beaucoup mieux ! Le blog est une sorte de thérapie pour moi, à défaut de pouvoir aller voir un psy chaque semaine – et c’est plus économique. D’ailleurs, Audrey opte pour une autre option : aller voir une voyante. Une chose que je n’ai jamais faite… Je suis un peu trop dépendante de mes émotions et clairement si on m’annonce que je vais avoir une vie pourrie, je serai capable de tout faire capoter. Des fois, vaut mieux ne rien savoir ! Ma maman me disait souvent : l’ignorance est la meilleure défense. Elle parlait des gens autour de moi, mais finalement, elle s’applique aussi à moi-même. Ça craint, je commence à me faire auto-peur ! Haha. Vous avez remarqué comme les enfants vivent bien leur vie ? Sans trop se poser de questions ? Je parle de questions autres que ce qu’ils vont manger le midi. C’est parce qu’ils ignorent encore les galères du quotidien. Et bien, franchement, il y a de plus en plus de matins, où je me lève, en me disant, que je ne connais aucun pépin, pour retrouver de la force mentale. Et surtout, le bonheur est une émotion éphémère. C’est ici, maintenant, seule ou avec quelqu’un. Il faut profiter à fond, fond, fond, car tout peut s’arrêter. Hier me paraît toujours très très loin et demain me paraît totalement une nouvelle aventure !

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Alors oui, je suis une très très grande râleuse ! J’ai besoin de sortir mes petites contrariétés du quotidien, comme le font la plupart des français. Par contre, je ne me plains pas. Petite nuance – qui a son importante. Râler, c’est sur un instant T, rapide, sans intérêt, juste pour éviter d’exploser à la fin de la journée. Se plaindre, c’est parler de sa vie en général, ne pas trouver de solution, ne pas se sentir mieux une fois que c’est sorti. Et là, malheureusement, je ne sais pas quoi faire pour vous. Je sais, que je m’entoure de personnes positives, marrantes, drôles, zen, qui aiment la vie ! Des personnes qui passent leur temps à se plaindre de ce qu’ils n’ont pas, de ce qu’ils n’arrivent pas à faire, qui ne prennent pas de recul, qui ne se remettent pas en question, forcément, ils stagnent. Encore une fois, on a tous des défauts, il faut juste les connaître et en faire des forces. Je sais, que je râle énormément sur le fait qu’il n’y ait “que” 24 heures dans une journée alors qu’il m’en faudrait 36 ou 48, pour avoir eu la sensation de faire tout ce que je devais faire. Mais mon principal défaut qui va avec c’est aussi l’impatience. Donc je fais mon maximum chaque jour, pour profiter de tout ce que j’ai à faire, de tout ce que je veux faire, de mes amies aussi. Se coucher l’esprit tranquille est tellement magique. On peut imaginer d’autres rêves qui vont arriver.

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Et plus je vieillis, plus je me rends compte que le temps passe vite. Pas vous ? Dans quelques mois, en 2017, j’aurai 25 ans – le fameux quart de siècle – c’est un peu le début d’un nouveau cycle. La plupart des gens de mon âge ont terminé leurs études, ils rentrent dans la vie active, à savoir s’ils sont plus carriériste que famille. Certains vont chercher un travail, d’autres commencer à rembourser leur prêt étudiant, d’autres vont se mettre au chômage. Bref, les hypothèses sont très très nombreuses sur ce que l’on va devenir. Parce qu’à partir de 25 ans, on pense à toutes les bases à mettre en place, pour bien profiter de sa trentaine. Alors là, je parle de généralités. Parce-que moi, pas du tout. Je ne sais déjà pas comment je vais m’habiller demain, ce que je vais manger dans deux jours, sur qui je vais tomber dans une semaine. Et des fois, quand on se fait des plans dans notre tête, on fuit, on dit non, on refuse d’autres aventures, qui pourtant auraient pu très bien fonctionner. Et quand on aura bien vieilli on se posera les questions à ce moment-là avec des phrases commençant par des “si“. C’est pourquoi, je préfère vivre au jour le jour, ne pas savoir ce que je vais faire demain me stress mais m’excite en même temps. C’est la sensation que chaque jour est différent et pris à part entière…

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L’Histoire des signes !

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C’est très souvent que je me trouve contradictoire – on n’est pas dans la merde ! Je suis la première à dire qu’il faut profiter de chaque jour, chaque minute, chaque seconde bla bla bla… Mais finalement cela nous contraint à ne pas faire de projet, car c’est le concept inverse puisque l’on anticipe une chose qui arrivera dans le futur. C’est ainsi que je coupe mon “moi” en deux ! La nana qui profite du lieu où je suis, avec les personnes qui m’accompagnent en participant à des discussions plus ou moins profondes. Et dès que je suis chez moi, dans mon cocon, seule, avec personne pour me juger, pour se moquer, je pense à mes projets. C’est un peu la carotte aussi ! Et puis, ça, vous le savez, je suis assez ambitieuse. Je déteste ne rien faire, m’ennuyer, perdre mon temps et mon plus gros défaut est donc l’impatience ! Je trouve triste aussi les personnes qui n’ont pas de projets, d’envies, de passions. Mais encore une fois, c’est mon opinion. Je pense que le plus important c’est de se lever avec la banane, avoir envie de faire des choses qui nous plairons, nous correspondrons et nous rendrons fières. Et le soir au moment de se coucher, c’est d’avoir ce sentiment de ne pas être passée à côté de quelque chose ou quelqu’un. Marquer les esprits à sa manière et se faire confiance pour la suite.

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Le thème de la confiance en soi, reviendra forcément en 2017. Je suis en train de lire un livre à ce propos – on adore le développement personnel. Se connaître soi avant de connaître les autres, être bien seule avant de s’engager avec quelqu’un, apprendre par soi-même au travail avant de demander une augmentation… Autant de moments connus de tout le monde, mais peut-être pas suffisamment interprétés. Il y a aussi la technique du lâcher prise, que je n’ai toujours pas réussi à appliquer car je suis à l’opposé : je contrôle tout ! Je contrôle mon agenda demi-heure, par demi-heure, il est déjà rempli un mois avant. Mais ça ne m’empêche pas de rire la bouche grande ouverte quand quelqu’un se moque de moi, me raconte une blague ou me taquine. Mais c’est vrai qu’un jour j’aimerais bien que quelqu’un vienne me choper au travail ou chez moi et me fasse partir ailleurs, dans un endroit que je ne connais pas, où je ne connais personne, sans n’avoir rien préparé pour voir ce que c’est de vraiment lâcher prise. J’ai lu un autre livre là-dessus qui s’appelle “La technique du Petit Pingouin” ; il faudrait que je le relise en 2017. Quand on dit de quelqu’un qu’elle (ou il d’ailleurs) contrôle tout, c’est souvent vu comme quelque chose de péjoratif. Mais en psychologie c’est montrer notre besoin d’utilité aux gens, être bienveillant, trouver une solution à tout problème ; bref avoir les épaules du Géant Vert.

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Je ne sais pas si vous avez réussi à me suivre aujourd’hui parce que l’on est passé de mes futurs 25 ans, à vivre chaque jour comme si c’était le dernier, mais pas trop non plus pour penser à des projets qui nous feront évoluer, mais tout ça en lâchant prise. On en arrive donc à l’un de mes plus gros problèmes de féministe ! J’aurais dû commencer par ça… Aujourd’hui, une femme doit être une femme – jusque là tout est logique – mais dans le sens où elle doit être coiffée, maquillée, désirable, sexy, intelligente, cultivée, indépendante. Mais elle doit être aussi une épouse c’est-à-dire beaucoup moins indépendante, beaucoup moins intelligente, moins sexy pour ne pas attirer les foudres d’un quelconque homme jaloux. Elle doit être aussi une bonne amie donc être à l’écoute des problèmes sexuels, des problèmes de confiance, des problèmes d’ego et tout ceci sans juger mais en donnant suffisamment son avis pour aider la personne en face. Et enfin, elle doit être une bonne mère – et mon dieu qu’élever des enfants doit être le job le plus ingrat et difficile à exercer. Autant d’étiquette qui me gonflent ! J’essaye de faire du mieux que je peux et si ça ne convient pas et bien c’est qu’il y a mieux ailleurs. Voilà les signes de la vie… Et comme je le dis souvent mon but n’est pas d’être parfaite, juste d’être heureuse ! Et ça, c’est quelque chose de propre à chacun ;)

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Photos : Clémence

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Bomber : Maje
Jupe : Maje
Baskets : Maje

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Des Bisous Râleurs

12 décembre 2016
Or D’Atteinte
26 décembre 2016
2016, l’année qui fait plaise !

Comments

  • Amandine
    REPLY

    Ton bomber est tellement canon *o*
    Sinon je ne me fais pas du souci pour toi pour ce passage au quart de siècle et tu as bien raison de profiter de ce que la vie te propose.
    Râler c’est normal et on en a besoin pour après aller mieux. Et comme tu dis il y a une nuance entre râler et se plaindre.
    Tout ces stéréotypes sur la femme son énervant et on peut pas être bonne partout au bout d’un moment on en demande pas tant à l’homme qui s’impose comme “supérieur” pourtant.
    Moi je dis Girl Power et je pense que l’on fait déjà beaucoup sans avoir à s’occuper des réflexions des autres de ce que l’on devrait être au lieu de ce que l’on est :)

    Bisous <3
    Amandine

    22 décembre 2016

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